
Un tout petit article pour vous montrer ce blog qui nous informe que certaines fleurs résistent quand même sous la neige et le froid et son déjà prêtes à refleurir comme le mimosa.
Ceux et celles qui possèdent un jardin le savent bien. Evidemment ce n'est pas la bonne saison pour jardiner, c'est évident, surtout si, comme ce matin, il faisait -9° à 7 h........du coup je me suis remise sous la couette pour une bonne heure .......
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Alors si vous le pouvez restez bien au chaud, moi je vais essayer de me dégourdir un peu en reprenant la gym après ces 15 jours de vacances, je sens que çà va être dur ..
IV
Mais le plus merveilleux était qu’il y eût là, debout sur le dos rond de la planète, entre ce linge aimanté et ces étoiles, une conscience d’homme dans laquelle cette pluie pût se réfléchir comme dans un miroir. Sur une assise de minéraux un songe est un miracle. Et je me souviens d’un songe…
Échoué ainsi une autre fois dans une région de sable épais, j’attendais l’aube. Les collines d’or offraient à la lune leur versant lumineux, et des versants d’ombre montaient jusqu’aux lignes de partage de la lumière. Sur ce chantier désert d’ombre et de lune, régnait une paix de travail suspendu, et aussi un silence de piège, au cœur duquel je m’endormis.
Quand je me réveillai, je ne vis rien que le bassin du ciel nocturne, car j’étais allongé sur une crête, les bras en croix et face à ce vivier d’étoiles. N’ayant pas compris encore quelles étaient ces profondeurs, je fus pris de vertige, faute d’une racine à quoi me retenir, faute d’un toit, d’une branche d’arbre entre ces profondeurs et moi, déjà délié, livré à la chute comme un plongeur.
Mais je ne tombai point. De la nuque aux talons, je me découvrais noué à la terre. J’éprouvais une sorte d’apaisement à lui abandonner mon poids. La gravitation m’apparaissait souveraine comme l’amour.
Je sentais la terre étayer mes reins, me soutenir, me soulever, me transporter dans l’espace nocturne. Je me découvrais appliqué à l’astre, par une pesée semblable à cette pesée des virages qui vous appliquent au char, je goûtais cet épaulement admirable, cette solidité, cette sécurité, et je devinais, sous mon corps, ce pont courbe de mon navire.
J’avais si bien conscience d’être emporté, que j’eusse entendu sans surprise monter du fond des terres, la plainte des matériaux qui se réajustent dans l’effort, ce gémissement des vieux voiliers qui prennent leur gîte, ce long cri aigre que font les péniches contrariées. Mais le silence durait dans l’épaisseur des terres. Mais cette pesée se révélait, dans mes épaules, harmonieuse, soutenue, égale pour l’éternité. J’habitais bien cette patrie, comme les corps des galériens morts, lestés de plomb, le fond des mers.
Et je méditai sur ma condition, perdu dans le désert et menacé, nu entre le sable et les étoiles, éloigné des pôles de ma vie par trop de silence. Car je savais que j’userais, à les rejoindre, des jours, des semaines, des mois, si nul avion ne me retrouvait, si les Maures, demain, ne me massacraient pas. Ici, je ne possédais plus rien au monde. Je n’étais rien qu’un mortel égaré entre du sable et des étoiles, conscient de la seule douceur de respirer…
Et cependant, je me découvris plein de songes.
Ils me vinrent sans bruit, comme des eaux de source, et je ne compris pas, tout d’abord, la douceur qui m’envahissait. Il n’y eut point de voix, ni d’images, mais le sentiment d’une présence, d’une amitié très proche et déjà à demi devinée. Puis, je compris et m’abandonnai, les yeux fermés, aux enchantements de ma mémoire.
Il était, quelque part, un parc chargé de sapins noirs et de tilleuls, et une vieille maison que j’aimais. Peu importait qu’elle fût éloignée ou proche, qu’elle ne pût ni me réchauffer dans ma chair ni m’abriter, réduite ici au rôle de songe il suffisait qu’elle existât pour remplir ma nuit de sa présence. Je n’étais plus ce corps échoué sur une grève, je m’orientais, j’étais l’enfant de cette maison, plein du souvenir de ses odeurs, plein de la fraîcheur de ses vestibules, plein des voix qui l’avaient animée. Et jusqu’au chant des grenouilles dans les mares qui venait ici me rejoindre. J’avais besoin de ces mille repères pour me reconnaître moi-même, pour découvrir de quelles absences était fait le goût de ce désert, pour trouver un sens à ce silence fait de mille silences, où les grenouilles mêmes se taisaient.
Non, je ne logeais plus entre le sable et les étoiles. Je ne recevais plus du décor qu’un message froid. Et ce goût même d’éternité que j’avais cru tenir de lui, j’en découvrais maintenant l’origine. Je revoyais les grandes armoires solennelles de la maison. Elles s’entrouvraient sur des piles de draps blancs comme neige. Elles s’entrouvraient sur des provisions glacées de neige. La vieille gouvernante trottait comme un rat de l'une à l’autre, toujours vérifiant, dépliant, repliant, recomptant le linge blanchi, s’écriant : « Ah ! mon Dieu, quel malheur » à chaque signe d’une usure qui menaçait l’éternité de la maison, aussitôt courant se brûler les yeux sous quelque lampe, à réparer la trame de ces nappes d’autel, à ravauder ces voiles de trois-mâts, à servir je ne sais quoi de plus grand qu’elle, un Dieu ou un navire.
Ah ! je te dois bien une page. Quand je rentrais de mes premiers voyages, mademoiselle, je te retrouvais l’aiguille à la main, noyée jusqu’aux genoux dans tes surplis blancs, et chaque année un peu plus ridée, un peu plus blanchie, préparant toujours de tes mains ces draps sans plis pour nos sommeils, ces nappes sans coutures pour nos dîners, ces fêtes de cristaux et de lumière. Je te visitais dans ta lingerie, je m’asseyais en face de toi, je te racontais mes périls de mort pour t’émouvoir, pour t’ouvrir les yeux sur le monde, pour te corrompre. Je n’avais guère changé, disais-tu. Enfant, je trouais déjà mes chemises. – Ah ! quel malheur ! – et je m’écorchais aux genoux ; puis je revenais à la maison pour me faire panser, comme ce soir. Mais non, mais non, mademoiselle ! ce n’était plus du fond du parc que je rentrais, mais du bout du monde, et je ramenais avec moi l’odeur âcre des solitudes, le tourbillon des vents de sable, les lunes éclatantes des tropiques ! Bien sûr, me disais-tu, les garçons courent, se rompent les os, et se croient très forts. Mais non, mais non, mademoiselle, j’ai vu plus loin que ce parc ! Si tu savais comme ces ombrages sont peu de chose ! Qu’ils semblent bien perdus parmi les sables, les granits, les forêts vierges, les marais de la terre. Sais-tu seulement qu’il est des territoires où les hommes, s'ils vous rencontrent, épaulent aussitôt leur carabine ? Sais-tu même qu’il est des déserts où l’on dort, dans la nuit glacée, sans toit, mademoiselle, sans lit, sans draps…
« Ah ! barbare », disais-tu.
Je n’entamais pas mieux sa foi que je n’eusse entamé la foi d’une servante d’église. Et je plaignais son humble destinée qui la faisait aveugle et sourde…
Mais cette nuit, dans le Sahara, nu entre le sable et les étoiles, je lui rendis justice.
Je ne sais pas ce qui se passe en moi. Cette pesanteur me lie au sol quand tant d’étoiles sont aimantées. Une autre pesanteur me ramène à moi-même. Je sens mon poids qui me tire vers tant de choses ! Mes songes sont plus réels que ces dunes, que cette lune, que ces présences. Ah ! le merveilleux d’une maison n’est point qu’elle vous abrite ou vous réchauffe, ni qu’on en possède les murs. Mais bien qu’elle ait lentement déposé en nous ces provisions de douceur. Qu’elle forme, dans le fond du cœur, ce massif obscur dont naissent, comme des eaux de source, les songes…
Mon Sahara, mon Sahara, te voilà tout entier enchanté par une fileuse de laine !
Antoine de Saint-Exupéry,Terre des hommes_IV L'avion et la planète_Extrait.
1. Aux mêmes actions, les mêmes conséquences. Si tu veux du changement, act differently. Très facile à dire.
2. Fais la liste de tes 5 objectifs fondamentaux. Et arrête de broder autour, ce sont les broderies qui détournent des objectifs. (Oui, le prince est une broderie.)
3. Si tu penses que tu es arrivé à ta limite, c'est faux, il y a toujours plus, va voir à l'intérieur. Sinon, on serait tous morts depuis longtemps. Clair.
4. Ne crois pas tout ce qui sort de la bouche d'un homme. Ou alors, tu peux, mais ne vient pas ici pour pleurer après. (tu peux revenir pour en rire ceci dit).
5. Si tu veux prendre du recul, fais des enfants. La vérité qui sort de leur bouche te remet à ta place vite fait. J'ai des fesses molles. C'est dit :)
6. Quand tu crois que toute la misère du monde est sur tes épaules, ouvre les yeux. Ou réfléchis.
7. Les vrais saints d'aujourd'hui sont ceux qui manient le Pardon. Le vrai, uniquement ;)
8. Un évènement n'est rien en soi, il n'existe que par l'interprétation qu'on en fait. Et chacun a son interprétation.
9. L'Amour est un océan, toujours en mouvement. Les mieux lotis sont les marins dans l'âme.
10. Parfois, on se demande s'il ne faut pas faire aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent. Parce qu'ils le font.
Voilà qu’on sonne à la porte de la taupinière.
- Je vais ouvrir ! Crie une petite voix depuis la salle de jeu.
Filou la taupe, se précipite dans l’entrée. Boum !
Il heurte le porte-manteau.
- Une bosse de plus, murmure-t-il, en se frottant la tête.
Pendant qu’il tente de se redresser, un manteau lui tombe dessus. Filou se débat pour se libérer, mais il ne réussit qu’à décrocher une grosse veste d’hiver.
Il parvient à se relever péniblement, la main sur le museau meurtri.
- Ding, dong !
On sonne de nouveau à la porte.
Filou veut se précipiter vers l’entrée, mais il trébuche sur l’un des manteaux et atterrit contre une armoire.
- Aïe ! Soupire-t-il, encore une bosse….
La petite taupe prend peur. Sur l’armoire, il y a un vase qui vacille en raison du choc.
Filou saute pour attraper le vase, mais celui-ci lui échappe des mains. Dans un vacarme, il se brise en mille morceaux.
- C’est une véritable avalanche !
Sa maman arrive alors dans l’entrée. Elle aide son petit à se remettre debout.
- Tiens, dit-elle, tu as oublié tes lunettes. Elle les lui met sur le net.
- Merci, Maman ! Comme ça, je ne me cognerai plus !
Et la petite taupe peut enfin ouvrir la porte. Ce sont ses trois amis !
Ensemble ils partent s’amuser.

